Des ateliers hebdomadaires d'apprentissage du code de la route
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Chaque lundi soir depuis octobre 2019, à l’accueil de jour La Grande Vallée (Gonesse), 12 participants de différents établissements de Cap’ devant ! (SAJ, SESSAD et ESAT Le Petit Rosne) se retrouvent pour parler panneaux de signalisation, visibilité, vitesse en agglomération… Un atelier de préparation au passage du code de la route, encadré par Sabrina, enseignante de la conduite, et Sylvaine, éducatrice spécialisée au SESSAD.


Pourquoi ce projet ?

Cette idée est née d’un constat du manque d’adaptation des auto-écoles classiques au public que nous accompagnons, qui concerne à la fois les adaptations au handicap moteur des locaux et des véhicules, et la pédagogie pour l’apprentissage du code. Par le passé, les professionnels du SESSAD ont vu plusieurs jeunes tenter de passer leur permis, avec de grandes difficultés. Certains ont réussi mais la majorité a échoué. Or le manque de mobilité représente un vrai frein à l’inclusion sociale et professionnelle. Donc pourquoi ne pas accompagner les jeunes et adultes de nos établissements au passage du code, et demain du permis de conduire ?

 

Comment se déroulent ces ateliers ? 

L’objectif est que les participants comprennent la logique des formes et couleurs utilisées. On commence par réviser ce qu’on a appris au lors des séances précédentes. Puis une série de questions suit pour se tester, en se mettant dans les conditions de l’examen. On passe les questions, on les répète, lumière allumée puis lumière éteinte, pour s’adapter à chacun. On prend le temps de réexpliquer les questions et de clarifier les réponses.

Une grande attention est également portée à la sensibilisation à la sécurité routière.


Quel bénéfice pour les personnes accompagnées ?

Cet apprentissage au sein de Cap’ devant ! permet de prendre le temps nécessaire pour accompagner les personnes. Tous n’ont pas la même compréhension des situations, des questions, des diapositives, d’où la présence de l’éducatrice, pour sa compétence à prendre en compte les troubles neuromoteurs de chacun.

Les participants sont motivés par la recherche d’autonomie et d'indépendance, le souhait de pouvoir se déplacer seuls et ne plus dépendre de la PAM notamment. 

Pour certains, cela améliore leur conduite en fauteuil. Pour d'autres il s'agit aussi d'accéder à de nouveaux apprentissages. Le code de la route représente un premier diplôme pour une partie d'entre eux. 


Et après ? 

L’ambition est d’accompagner ensuite à l’apprentissage de la conduite. Un des véhicules du SESSAD va prochainement être équipé d’adaptations au handicap : accélérateur et frein à poignée, boule multifonctions rassemblant une dizaine de commandes (phares, clignotants, avertisseur sonore), ce qui permettra de proposer des cours de conduite sur un véhicule adapté.